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Histoire et variantes
Les neuf sceaux de pouvoir et
leur enseignement ont débuté chez les indous,
où ils étaient utilisés par de petits
groupes de gens de castes inférieures. C’était
une façon d’amener les vertus de l’esprit
dans leur expérience physique. Ce n’était
pas aussi développé que ce que nous connaissons
aujourd’hui, mais c’étais l’origine
de ce que nous connaissons aujourd’hui comme étant
le Kuji-In. Des indous vinrent les bouddhistes, et avec eux,
les 9 seaux devinrent plus populaires. Les mudras demeurèrent
les mêmes, mais les bouddhistes y ajoutèrent
leurs mantras. Les mantras originaux étaient en Sanskrit.
Ce sont des invocations bouddhistes. Alors que le mouvement
bouddhiste migra en Chine, les traditions du Kuji-In sont
passées d’un clan d’hermétique à
un autre. La tradition alla ensuite jusqu’au Japon et
les mantras furent transcrits avec les symboles de l’écriture
japonaise.
En apparence, la technique du
Kuji-In se compose d’un rituel qui inclut l’application
traditionnelle des trois secrets bouddhistes (mudra, mantra,
mandala). Le véritable secret du Kuji-In repose sur
la contemplation de sa philosophie que nous utilisons pour
changer notre attitude envers la vie. L’objectif de
la technique du Kuji-In n’est pas d’acquérir
de la force, du contrôle, des pouvoirs de guérison,
la capacité de faire de la télépathie…
ce ne sont là que des effets secondaires de la mise
en pratique de la technique et de la contemplation de la philosophie
propre au Kuji-In. La plupart des gens apprennent la technique
simplement pour obtenir ces effets secondaires. Ils ne parviendront
à développer que dix pour cent de ce qu’ils
pourraient développer s’ils appliquaient la technique
en entier. Le véritable chemin du Kuji-In est la quête
de la vérité à propos de nous-mêmes.
C’est la contemplation de principes supérieurs,
l’adoption d’un comportement noble dans notre
vie quotidienne et la disponibilité mentale de percevoir
une connaissance qui ne peut être étudiée,
mais bien obtenue par révélation. Lorsqu’une
révélation se produit, le développement
d’un des effets secondaires se fera rapidement, sans
efforts.
Un enseignant en Kuji-In transmettra
la technique selon l’expérience de ses propres
révélations. Puisque la technique fut transmise
oralement à plusieurs groupes différents, par
plusieurs maîtres différents, la structure de
la connaissance demeure la même, mais l’aspect
du rituel s’est transformé au fil des années.
Ceci n’est pas dramatique puisque la connaissance du
Kuji-In est transmise par révélation, et que
les différentes techniques et rituels stimulent le
mental pour parvenir à un même but, soit celui
d’acquérir la révélation de la
vérité du Soi. En appliquant la technique du
rituel, les effets secondaires finiront par se manifester,
ce qui est suffisant pour le public en général.
Certains adeptes du Kuji-In
sont friands de méditation et, selon eux, la technique
du Kuji-In est une façon d’approfondir la méditation.
D’autres sont adeptes d’arts martiaux et, pour
eux, la technique du Kuji-In est un moyen d’augmenter
le pouvoir intérieur profond du guerrier. Les sorciers
diront que le Kuji-In permet de faciliter la manifestation
de phénomènes magiques. Les fermiers diront
que cette technique favorise la récolte ! On estime
à environ 4000 le nombre d’écoles différentes
pour cette technique dans le monde, transmettant toutes une
technique légèrement différente. Certains
bouddhistes feront une danse chi-gong avec les 9 syllabes,
alors que d’autres resteront assis en récitant
neuf longues prières (mantras). Tout cela importe peu.
Tant que la philosophie se trouve à la base du rituel,
les résultats seront atteints.
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